Loomio
November 13th, 2018 20:42

Enquête publique sur le projet d'aménagement du territoire wallon

HgO
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Une enquête publique est en cours sur l'aménagement du territoire wallon. Le projet constituera les grandes lignes directrices pour les 20 à 30 prochaines années

J'étais à la séance d'info d'hier, et c'est tellement vague que je me demande si cela sera d'une quelconque utilité. Il n'y a pas vraiment de contraintes, juste des objectifs et des moyens d'actions. Pire, ce sont les communes qui devront l'appliquer (et changer leur plan d'aménagement du territoire communal). Autant dire qu'il ne prendra vraiment effet que dans une dizaine d'années…

Enfin, l'un des gros objectifs est de faire émerger trois métropoles wallonnes : Liège, Charleroi et Namur.

Tous les documents se trouvent ici : http://sdt.wallonie.be/

Je vous conseille de lire en premier le résumé non-technique. Les citoyens ont jusqu'au 5 décembre pour émettre leur avis dans la commune de leur choix.

Au delà de cette enquête, cela soulève la question suivante : Comment peut-on mobiliser les citoyens et se coordonner lors de projets d'envergure tels que celui-ci ? À la séance d'information, pas mal de personnes semblaient avoir suivi le dossier de près. Je rêve d'une plateforme où les citoyens pourraient partager leurs remarques pour que d'autres puissent les réutiliser et les adapter…

bobrappe

bobrappe November 14th, 2018 07:23

Ne pouvons nous pas demander la participation citoyenne dans le cadre de l'aménagement du territoire wallon?

HgO

HgO November 14th, 2018 09:10

Je ne suis pas certain de bien comprendre ta question, mais l'enquête publique est le maximum de participation citoyenne qu'ils donneront (car c'est le minimum légal).

bobrappe

bobrappe November 14th, 2018 09:47

En fait ma question était confuse. Je ne connais pas la mécanique institutionnelle. Peu importe ce qu'ils nous donneront. Dans le cadre de l'enquête publique pouvons nous demander une plateforme dans le genre de celle que tu trouves nécessaire?
Pouvons nous relever que le fait de disposer de quelques semaines pour se prononcer sur un plan qui nous engage pour 30 ans est insuffisant ?

HgO

HgO November 16th, 2018 10:57

Comme le faisait remarquer un citoyen lors de la séance d'information : ce serait mieux qu'on demande l'avis des citoyens AVANT l'élaboration de tels projets, et pas quand il est presque bouclés. Mais bon, on lui a répondu « c'est la procédure »… « et puis, on avait demandé l'avis des citoyens lors de la précédente enquête publique, il y a 3 ans » (ce projet avait en effet été avorté à l'époque, et ils sont repartis de zéro).

Je ne pense pas qu'il faut attendre que le gouvernement mette cela en place, malheureusement. On pourrait imaginer un nextcloud pour stocker les documents et les avis anonymisés des personnes ayant déjà répondu à l'enquête, des résumés, etc. On pourrait aussi s'inspirer des plateformes de partage de connaissances des étudiants (partages des notes de cours, des anciens examens, etc.). Au final ce n'est pas très différent.

Le vrai problème est que tout ceci demanderait certaines compétences, du temps et de l'énergie.

le fait de disposer de quelques semaines

Juste une précision : l'enquête dure deux mois, mais encore faut-il savoir qu'elle a débuté et donc rares sont celleux qui sont au courant.

sur un plan qui nous engage pour 30 ans

D'après eux, il y a aura des étapes de vérifications pour voir si on va dans la "bonne direction" sur bases des critères à surveiller (impact sur l'environnement, etc.). Mais aucune idée de qui fera partie des vérificateurs.

MB

Michel Braibant November 16th, 2018 11:34

Tu as pris des contacts ?

bobrappe

bobrappe November 19th, 2018 17:45

Premières impressions après une lecture rapide du début...
Ce plan a un goût de trop peu. Il n’est pas ambitieux sur le plan humain.
Il ne parle que de macroéconomie. Cest une notion trompeuse: il faut savoir ce qui se cache derrière.
En fait c’est important pour les spéculateurs. Avec la mondialisation, ils ont la vie facile. Les riches placent leurs fonds chez des gestionnaires internationaux. Ceux-ci ont l’embarras du choix. Ils gardent une action en moyenne 5 mois. Dès qu’une action faiblit, ils vont voir ailleurs, pour un meilleur rendement immédiat, peu importe les conséquences pour l’entreprise concernée. Les économistes expliquent que cela détruit l’économie. Comme exemple, ils citaient des grandes entreprises françaises du CAC 40, qui, malgré leurs difficultés, distribuaient d’énormes dividendes afin de garder leurs actionnaires pour que leur valeur boursière ne chute pas.
Il y a une contradiction entre prévoir un plan à trente ans et faire confiance à une mondialisation qui est par nature très volatile. A quand la prochaine crise financière? Trump dérégule ses banques à tour de bras.
Il faut alors introduire des notions autre que le PIB, comme le BIB, le bonheur intérieure brut.
Si nos institutions, tant publiques que privées fonctionnent mieux, la population en tirera da la satisfaction, même si le PIB n’augmente pas.
Pourquoi ne pas introduire dans le plan quelque chose comme le fait que les citoyens puissent partager sur des plateformes dédiées ce qui les concernent?
Il est urgent que les personnes concernées puissent se concerter.

HgO

HgO November 20th, 2018 20:17

Je n'ai pas pris de contact personnellement, mais je connais deux-trois personnes qui étaient présentes, et je sais que certaines d'entre-elles ont pris des contacts.

HgO

HgO November 20th, 2018 20:20

Pourquoi ne pas introduire dans le plan quelque chose comme le fait que les citoyens puissent partager sur des plateformes dédiées ce qui les concernent?

Pas bête, même si on va être hors-sujet. On peut le mentionner dans notre avis (pour ceux qui vont suivre la procédure (je compte le faire si je trouve le temps de parcourir ce truc…))

MB

Michel Braibant November 21st, 2018 10:47

Cool! Essaies peut être de voir s'ils font qque chose pour embarquer avec eux.

bobrappe

bobrappe November 21st, 2018 11:04

C'est peut-être hors sujet?

Références:
Le danger de tous miser sur des métropoles en abandonnant les campagnes...

No society
par Christophe Guilluy

«There is no society» : la société, ça n'existe pas. C'est en octobre 1987 que Margaret Thatcher prononce ces mots. Depuis, son message a été entendu par l'ensemble des classes dominantes occidentales. Il a pour conséquence la grande sécession du monde d'en haut qui, en abandonnant le bien commun, plonge les pays occidentaux dans le chaos de la société relative. La rupture du lien, y compris conflictuel, entre le haut et le bas, nous fait basculer dans l'a-société. Désormais, no more society. La crise de la représentation politique, l'atomisation des mouvements sociaux, la citadellisation des bourgeoisies, le marronnage des classes populaires et la communautarisation sont autant de signes de l'épuisement d'un modèle qui ne fait plus société. La vague populiste qui traverse le monde occidental n'est que la partie visible d'un soft power des classes populaires qui contraindra le monde d'en haut à rejoindre le mouvement réel de la société ou bien à disparaître.

Un commentaire repris partiellement (donc tronqué)
A nouveau C. Guilly fait un constat tout à fait saisissant et vrai après la douloureuse découverte de la "France périphérique". La description des Métropoles-Mondiales-Citadelles s'entourant de murailles pour éviter le contact avec les "ploucs" est sidérant.

L’intérêt de construire des plateformes dédiées?

Supercollectif. La nouvelle puissance de nos intelligences
Servan-Schreiber, Emile

Les groupes ont leur propre intelligence ; on sait depuis peu mesurer leur QI. Mais pourquoi les groupes plus féminins sont-ils plus sagaces ? Comment invoquer la sagesse d’une foule en évitant les pièges du conformisme ? Pourquoi la diversité nous rend-t-elle plus intelligents ? Comment notre intelligence « supercollective » rend-elle nos entreprises plus performantes ? Comment l’utiliser pour revitaliser notre démocratie ? Et pourquoi les espions américains s’y intéressent-ils autant ?
Autant de questions auxquelles Émile Servan-Schreiber apporte des réponses surprenantes et stimulantes, en s’appuyant sur les dernières découvertes scientifiques et une longue pratique de terrain. À l’aide d’exemples concrets – de Boeing à Macron, en passant par l’intelligence artificielle et la CIA –, il révèle l’immense potentiel de nos intelligences groupées et organisées.
Docteur en psychologie cognitive (Carnegie Mellon), Émile Servan-Schreiber a été journaliste et ingénieur en intelligence artificielle. Depuis vingt ans, à la tête de Lumenogic et d’Hypermind, il partage son temps entre la recherche sur l’intelligence collective et ses applications pratiques au service d’entreprises et de gouvernements.

HgO

HgO November 21st, 2018 21:09

Je suis en contact avec l'une d'entre-elles, et elle a un peu l'habitude de m'envoyer ses remarques pour d'autres enquêtes publiques afin que je puisse m'en inspirer. Je lui enverrai un mail pour voir si elle a prévu quelque chose pour ce dossier ;)

MB

Michel Braibant November 21st, 2018 23:27

nickel